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Haut - Uele : Entre xénophobie et intolérance, les filles et fils de la province face aux privilèges discriminatoires


À un peu plus d’un mois des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs, un débat absurde secoue les réseaux sociaux de la province du Haut Uele.En effet, la candidature au poste de gouverneur du sénateur Jean Bakomito Gambu, récemment élu à la fois député provincial et national lors des élections du 20 décembre dernier, suscite des critiques sans fondement. Son parcours politique exemplaire ne laissant aucune place aux reproches, ses détracteurs ont choisi de s’attaquer à ses origines partagées entre le Haut Uele et le Bas Uele.

Né à Nebobongo dans le territoire de Wamba (province du Haut Uele) le 14 janvier 1977, Jean Bakomito Gambu doublement élu député provincial et national, ainsi que sénateur en exercice, est issu de la lignée du Grand Chef Karume de la collectivité de Bafwanganda. Malgré son plébiscite par le peuple pour le poste de gouverneur, certains xénophobes persistent à remettre en question ses liens avec son Wamba natal, terre de ses oncles dont le plus grand ; le Chef Karume.Cette haine xénophobe, aussi injuste que nauséabonde, suscite légitimement des interrogations sur les motivations de ces détracteurs.

On ne critique que l’arbre qui porte des fruits.

Comment en est-on arrivé à une telle intolérance, allant jusqu’à priver les fils de Maman Anne-Marie Karume de leurs droits dans la vie publique du Haut Uele? Ne sommes-nous pas en train de créer un dangereux précédent pour les enfants nés d’un seul parent originaire des communautés du Haut Uele ?Que dire de l’Honorable sénatrice Dieudonette Mungwananjo représentant le Haut Uele au Sénat en tant que suppléante du gouverneur de province, M. Christophe Baseane alors qu’elle est issue d’un parent originaire de la province voisine de l’Ituri ? Pourquoi les filles et fils de ces femmes du Haut Uele, conçus avec des pères venant d’autres provinces, ne sont-ils pas autant attaqués que ceux de Maman Anne-Marie Karume?

Mesdames Wivine Tongu, Geneviève Inagosi, Élysée Mago, Béatrice Lomeo, Viviane (la liste est non exhaustive) ont toutes eu des enfants avec des pères non originaires du Haut Uele. Pourquoi ne sont-elles pas la cible de telles attaques basées sur leurs origines partagées entre deux provinces ?

Serait-ce une tentative de nier l’appartenance de Madame Anne-Marie Karume à la chefferie de Bafwanganda ou au territoire de Wamba ? Et que dire des *frères et sœurs Sadiki ainsi que des métisses chypriotes, grecques, belges dont les mères sont du Haut Uele ? Pourquoi les tolère-t-on davantage que les fils de Maman Anne-Marie Karume ? Me José Ilunga, neveu au gouverneur Christophe Baseane Nangaa joue un rôle important dans le Haut Uele et il est pourtant toléré plus que les fils de Maman Anne-Marie Karume. Méchanceté, quand tu nous tiens !Mal gérée, cette question pourrait un jour déclencher un grand débat familial entre les filles et fils du Haut Uele, exacerbant les tensions et divisant les familles.

Madame Anne-Marie Karume, symbole des valeurs de respect, d’unité et de bienveillance

En ces temps tumultueux où les attaques injustes et la haine xénophobe semblent prendre le pas sur la raison et la tolérance, le seul “péché” de Madame Anne-Marie Karume réside dans sa nature de femme de paix, discrète, patriote et extrêmement courtoise. Sa conduite exemplaire et son engagement envers sa communauté sont indéniables. Elle incarne les valeurs de respect, d’unité et de bienveillance, et sa contribution à la société est empreinte de dévouement et de générosité.Plutôt que de se livrer à des exercices malveillants contre autrui, elle préfère œuvrer pour le bien-être de tous, faisant preuve d’une grande sagesse et d’une compassion inégalée.

En ces temps où la jalousie, la haine et la division semblent prévaloir, la figure de Madame Anne-Marie Karume brille par sa lumière et sa dignité, rappelant à tous que la véritable grandeur réside dans la bonté du cœur et la force de caractère.

Il est indéniable que la question de l’origine et de l’appartenance régionale des candidats politiques suscite des débats houleux et souvent teintés de xénophobie.Dans le cas de Jean Bakomito Gambu, les attaques contre ses origines partagées entre le Haut Uele et le Bas Uele soulèvent des interrogations sur la tolérance et l’inclusivité au sein de la société, pourtant la réussite politique et professionnelle d’un individu ne devrait pas être entachée par des considérations sur ses origines familiales. Chaque individu devrait être jugé sur la base de ses compétences, de son intégrité et de sa capacité à servir la communauté, et non sur des critères discriminatoires liés à ses origines.

Il est essentiel de promouvoir une culture de respect, d’ouverture d’esprit et d’acceptation de la diversité au sein de la société. Les attaques basées sur l’origine régionale ou ethnique des individus ne font que diviser et affaiblir la communauté.

Rédaction