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La RDC présente à la toute première rentrée judiciaire de la Cour suprême du Congo Brazzaville

Les 26 magistrats de la Cour suprême du Congo Brazzaville ont fait leur rentrée judiciaire 2023-2024, le lundi 15 janvier 2024, au Palais des Congrès à Brazzaville, en présence du Chef de l'État Denis Sassou N'Guesso, du président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que de plusieurs invités de marque parmi lesquels la délégation du Congo-Kinshasa, composée du professeur Ndomba Kabeya Elie-Léon, Mvonde Mambu Firmin et Mme Odio Nonde Marthe, respectivement premier président de la Cour de Cassation et procureur général près cette haute juridiction, et la première présidente du Conseil d'État de la RDC.            

Se confiant à la presse peu après la clôture de cette rentrée judiciaire de la Cour suprême du Congo Brazza, la première présidente du Conseil d’État de la République démocratique du Congo s’est dite honorée d’être invitée à cet événement grandiose.

Elle a fait observer la similitude des réalités judiciaires entre les deux Congo.

Livrant ses impressions sur cet événement, le procureur général près la Cour de Cassation de la République démocratique du Congo, Firmin Mvonde Mambu, a salué la coopération judiciaire entre les deux pays.

" Je partirai d’ici avec le sentiment que la coopération judiciaire évolue bien entre les deux Congo ", a dit le procureur général près la Cour de Cassation de la RDC, Firmin Mvonde Mambu.

Cette audience solennelle de la rentrée judiciaire de la  plus haute instance judiciaire du pays de Denis Sassou N'Guesso est la première du genre depuis ses 62 ans d'existence.

La cérémonie a été marquée par deux principales allocutions sur les quatre prononcées à savoir : celle du premier président de la Cour suprême, Henri Bouka, et du président de la République en sa qualité de premier magistrat du pays.  

Le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka ; le bâtonnier de l'ordre des avocats du Congo, Claude Coelho et le procureur général près la Cour suprême, Théophile Mbitsi, ont évoqué les difficultés de parcours et rappelé les devoirs et droits des juges et avocats appelés à exercer leurs missions au profit des citoyens et de l'intérêt général.

Dans son allocution, Henri Bouka a rendu  compte du travail abattu au cours des années 2022 et 2023, et a donné les orientations pour cette nouvelle année 2024.

A en croire Henri Bouka, la Cour suprême du Congo Brazzaville qui est la plus grande juridiction nationale, a rendu dans son actif 1 154 arrêts pendant la période retenue.

Actuellement, a-t-il souligné, environ  930 magistrats sont actuellement en fonction dans les Cours et tribunaux à travers le pays. 

*Les magistrats appelés à l'ordre et au sens de responsabilité* 

En ce qui concerne les recommandations, le chef de l'État Denis Sassou N'Guesso, en sa qualité du président du Conseil supérieur de la magistrature,  a instruit les magistrats d'améliorer les délais dans le traitement des dossiers, de demeurer justes et impartiaux.  

Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso,a appuyé fort là où ça fait mal. "Je proscris sans réserve une justice hâtive et précipitée, souvent aux desseins inavoués. Ce n’est pas cette justice que l’État congolais attend pour son peuple et tous ceux qui ont choisi notre pays comme terre d’accueil ", a martelé le Chef de l'État congolais.

Pour Denis Sassou-N’Guesso, la justice n’est ni un slogan, ni une vue de l’esprit. Elle est plutôt un réel besoin dont la satisfaction se mesure à partir de ce qu’en disent la cité et les parties impliquées dans les différents procès.

Pour rappel, la Cour suprême du Congo Brazzaville a été créée le 20 janvier 1962.                       GK